Anecdotes sur l'étang

 

Voici des textes et quatre photos que nous ont envoyés Raymond Berthoumieux et trois photos retrouvées par Danièle Colombier (fille de Virgile Zorzi) (aller à aux photos) qui illustrent la vie et le travail de l'étang dans les années 50 et suivantes.

Raymond Berthoumieux raconte :

" C'est en 1852 que la caisse hypothécaire cédait l'étang pour la somme de deux millions à une société civile, qui peut après le morcela au profit d'un grand nombre de propriétaires des six communes limitrophes.

L'eau abondante dans l'Étang s'est prêtée, d'abord, à la culture du riz. La vigne y a pris pied pour des raisons de rentabilité.
Voici une photo datant dés années 1950, époque à laquelle il y avait des rizieres sur la quasi totalité de la surface. Elle montre des employés en train de ramasser le riz avant que l'opération ne se mécanise."

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"Cette autre photo montre qu'en ce temps là, on curait épisodiquement les rigoles qui ceinturent la surface. Pour y procéder jusqu'à Puicheric, il était utilisé ces bateaux en fer ("les barques") qui étaient poussés par la pression de l'eau à l'arrière, avec les deux lames à l'avant la vase était évacuée, c'était l'occasion de pèches formidables (anguilles,goujons et carpes)."

"Avant de creer les rizieres il aura fallu niveller toutes les surfaces, creuser les rigoles et monter des digues. La derniere guerre était terminée depuis peu et des americains restait des gros Caterpillars qui depuis n'ont pas tellement vieilli. Cette photo a été prise au Loup à l'endroit actuel où se trouve la chambre froide de Rosada. Il y en avait 3 ou 4 avec niveuleuses et scarpers. Sur la photo le personnage avec les mains aux poches est mon père, le plus grand des gamins c'est moi meme."

"Une fois en culture les rizieres faisaient l'objet de sulfatages en avion et un jour un de ceux ci s'est écrasé. Sur la photo on retrouve mon pére accroupi, derriere, Mr BOUREL gendarme en retraite, garde n°2. Je suis devant les mains aux poches, mon frere est sur le capot de l'avion, assis derriere mon pere et tournant à moitie le dos un des freres ZORZI soit Angel soit l'autre dont l'épouse s'appelait Bertille."

"Les premières vignes, comme tout le vignoble languedocien, furent plantées en vitis-vinifieras français, sensibles au phylloxéra. Dans l'étang, la parade vint en submergeant les parcelles l'hiver pendant le repos de la vigne, durant quarante jours. Maintenant, tout est greffé sur porte-greffes américains résistant au phylloxéra.
La présence d'eau dans les vignes les préserve des gelées printanières. Maintenant nombreux sont les vergers de pommiers dans l'étang."

 

Trois photos sur l'entretien des canaux :

 

 


 

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