Démographie de la population de 1300 à nos jours

 

Ce n'est qu'en 1371 que l'ordonnance royale porte qu'Aqua-Viva de Capenduto comptait 20 feux. Six ans après elle passait à 25 feux.
Pendant trois siècles on ne trouve trace de recensements, il faut croire que le chiffre de la population resta à peu prés stationnaire.
En 1655 on compte 107 habitants, chiffre qui augmenta jusqu'en 1709, au point qu' il y avait alors 32 feux.

Graphique démographie


Mais en 1744, la population diminua d'un seul coup au point de descendre à 17 feux. Cette date correspond aux épidémies qui décimèrent la localité.
De 1759 à 1768 le chiffre augmenta d'une dizaine de feux, et s'éleva à 28 feux en 1775.
En 1789 le nombre d'habitants atteignait 143. Avec l'amélioration de la qualité de vie grâce au dessèchement de l'étang, et par la même l'assainissement de l'air, la population augmenta d'une manière sensible. Ainsi en 1812 on comptait 45 maisons et 260 habitants.
En 1826, dans l'espace de huit années, le chiffre augmenta d'une centaine d'habitants pour atteindre 326.
En 1831 le nombre augmenta d'une dizaine d'individus.
De 1836 à 1841 la population redescendit à 304 habitants.
De 1848 à 1851 la courbe ascendante reprit pour remonter à 318. Enfin en 1856 la population arriva dans l'affaire de cinq ans à 334.
En 1895 le chiffre de la population augmenta pour s'élever à 468 habitants.
En 1898 le recensement porte à 482 ; enfin en 1901 le chiffre s'élève à 523 habitants, 134 maisons et 139 ménages.
Les guerres successives influèrent sur la population qui ce stabilisa entre 520 et 470 ou elle se situe en janvier 1995).
Le recensement effectué en mars 1999 fait ressortir une légère augmentation de la population de 20 âmes. Donc cette dernière est de 484 habitants.

 

Sauvés de la Suette

 

En 1745 Mr DARZENS, nouveau curé de la paroisse d ‘Aigues-Vives, se trouvait depuis quelques jours cruellement éprouvée. Une maladie épidémique : la " Suette " , faisait déjà de nombreuses victimes. Le deuil était dans beaucoup de familles et menaçait de jour en jour d’atteindre toute la population. A peine arrivé, Mr DARZENS se prodigua avec un zèle héroïque au soins de ses ouailles. Il visita les malades, les encouragea par ses paroles toutes paternelles, les secourut du mieux qu’il put et se dépensa sans mesure pour mette fin à un fléau si épouvantable. Hélas ! le voisinage de l’étang , avec ses eaux croupissantes, les fortes chaleurs de la journée ajoutées aux brouillards de la nuit, l’air empesté par des exhalaisons morbifiques, tout cela favorisait de plus en plus les progrès de la contagion. Il fallait même par précaution porter les morts loin du cimetière paroissial, et c’était dit-on, à la Gardie qu’on allait déposer à la hâte les restes de parents bien-aimés.

Dans une situation si lamentable, le pasteur éploré n’eut point de peine à diriger les supplications des habitants vers le Dieu de toute miséricorde. Le jour du 15 Août , après une longue procession de pénitence du côté de la Gardie (au chemin qui a conservé, sur le cadastre, le nom de chemin de la procession), toute la population, à peine rentrée à l’église, se consacra de la manière la plus touchante à la très Sainte Vierge, puis, par un élan spontané, tous les hommes présents invoquèrent Saint ROCH le grand protecteur des pestiférés, et firent vœu de célébrer tous les ans sa mémoire par une solennité des plus grandes si, par sa puissante intercession, il leur obtenait la cessation du malheureux fléau. C’est pourquoi, dès le lendemain et pendant toute l’Octave, ce furent, devant l’image du Saint des démonstrations de foi, de piété, de confiance qu’on ne saurait décrire. Mais aussi quelles actions de grâces, quelle reconnaissance lorsque, déjà au soir de la fête on put constater que la mortalité avait cessé comme par miracle. Alors que tous les jours on enregistrait un, deux ou trois décès, désormais plus de ces coups terribles à redouter.

Peu à peu les malades revinrent à la santé et bientôt le fléau eu complètement disparu. La très Sainte Vierge et Saint ROCH avait favorablement exaucé la prière suppliante de nos pères. Depuis lors, le souvenir de ce grand Saint est resté très populaire à Aigues-Vives. Avec quel enthousiasme on redit tous les ans ce cantique devenu traditionnel !

Le vœu s’est toujours maintenu ; chaque année, le 16 Août, les offices sont célébrés en grande pompe à la chapelle du saint ; plusieurs prêtres des communes avoisinantes vinrent par leur présence rehausser la splendeur de nos cérémonies ; une première procession a lieu avant la grand’messe suivie de la bénédiction solennelle des petits pains de Saint ROCH ; le soir, après le chant des vêpres, on porte processionnellement à travers les rues du village la statue et la relique du grand Thaumaturge et au retour la fête est clôturée par la bénédiction solennelle du Très Saint Sacrement.

 

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