Le fief de Bonhomme

 

 

Le quartier de Bonhomme s'appelle ainsi du nom d'un ancien propriétaire dont la famille du même nom était originaire de Laure. Un certain Pierre Bonhomme figure en effet comme consul en 1309 dans un acte de Laure : " Petros Bonhomis et Theobaldo Johanis, consoibus ad, castrum de Laurano ".
Plus tard, un de ses descendants était venu s'établir à côté de St Jean d'Aigues-Vives au lieu dit " Las Yéros ", la métairie qu'il y fit construire prit le nom de Bonhomme.
Peut être est-ce Bernard Bonhomme, le même que nous lisons dans l'ancien compoix, sous le titre : " Héritier de Bernard Bonhomme ". Il possédait outre le quartier de Bonhomme, " un champ au chemin de St Frichoux " confrontant : François GUANDALGUES, prêtre et Pierre GUANDALGUES, et d'autre biens lui appartenant. Dans la suite, en 1630, un de ses héritiers, Pierre Bonhomme, se maria avec Françoise de Belzons, dont le père, Antoine de Belzons, lui laissa en mourant :
" 1° : Dans les murs d'Aigues Vives une maison avec pâtu et estable confrontant aquilon la maison presbytérale (cette écurie et ce pâtu et estable donnés plus tard par les héritiers à M. Darzens et à ses successeurs) ;
2° : La moitié d'un herm qui restera indivis avec les héritiers de Pierre BONHOMME, plus un jardinal près des murs de la ville, plus une vigne à la fonsalie, près les murs, plus une olivette, plus deux autres champs. "
Pierre BONHOMME et Françoise de Belzons mirent naturellement tous leurs biens en commun. Mais en 1644, Pierre Bonhomme étant mort sans enfants, sa veuve réclama, comme de juste, la maintenue des biens ayant appartenu à feu Antoine de Belzons son père. D'un autre côté, les héritiers de Pierre BONHOMME, qui habitaient CAUDEBRONDE, revendiquèrent leurs droits sur la propriété de leur oncle. De là un procès dont les demandeurs en garantie furent : Montanuy, représentant Bernard Maurel, contre Jean CABRIER représentant Françoise de BELZONS.
Le procès, commencé le 5 mars, fut terminé à l'amiable le 11 mars et l'accord fut conclu devant Maître BARSALOU, notaire à Carcassonne. La famille Maurel devint ainsi l'héritière de Bonhomme. Mais à l'époque de la Révolution ces biens furent vendus à Mr Besaucelle, négociant à Carcassonne.
En 1854 ils furent achetés par Mr Boutes de St Couat d'Aude, et enfin en 1862 Mr Victor Nombel en est devenu le propriétaire actuel. Il a fait agrandir peu à peu les anciennes bâtisses pour le logement du personnel et à côté il a fait construire un château superbe, entouré d'un parc très ombragé.
Depuis la propriété est revenue à Mr Etienne Dufaur qui à sa mort l'a cédé à ses enfants Philippe, Odette, Cécile, qui exploitèrent le vignoble.

 

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